vendredi 12 octobre 2007

Notre bilan sur l'Amérique centrale

Primero, muchas muchas gracias Sylvia, nuestra profesora, por su amabilidad. Tambien, muchas gracias Gloria (respeto!), Delmy, Diana y Myrna. Nosotros habemos gustado a estudiar a la escuela de Valle, nosotros habemos rido mucho convosotros. Buena suerta et buena salud !
Segundo, muchas gracias Dona Lola y senor Tonio et toda la gente de Valle de Angeles por vuestra hospitalidad.
Tercero, muchas gracias Marie-Claude y Jacques, Juan Pablo y Felix los quebecenses de Honduras.
Hasta luego ! Nosotros queremos mucho.
Merci aux petits Français, Caroline (on a perdu ton e-mail) et Tomas pour les quelques jours passés ensemble au Nicaragua. On devait avoir l'air de vos parents. Au plaisir de vous revoir en Australie.
Voici notre point de vue sur cette région du globe. Attention, c'est notre opinion et notre vision personnelle. On y fait un petit résumé des éléments qui ont retenus notre attention et on termine par nos coups de coeur et nos déceptions. On fait également état des dépenses et de nos états d'âme à la demande de plusieurs.

Honduras (Valle de Angeles)

La température est très agréable, il y fait généralement beau sans humidité. Il y a toujours un petit vent agréable. Le Honduras possède deux classes sociales, les riches et les pauvres qui bien entendu représentent la majorité. Mais ces gens sont très fiers, expressifs et chaleureux.

Sur le plan nourriture, il faut aimer manger des frijoles (fèves rouges en purée) qui sont servies à toutes les sauces. Déjeuner, dîner et souper et même à la pause-café. Les bananes plantains sont également très populaires ainsi que les tortillas de maïs. Enfin, on peut se sauver la vie avec le poulet qui est aussi très présent dans l'alimentation en Amérique centrale. Quant au boeuf, oubliez ça, c'est de la vache (enragée).

La quantité de chiens errants nous a surpris ainsi que le nombre de cellulaires que les jeunes possèdent. Il faut dire qu'un cellulaire coûte environ 40$ et ce prix inclus 30$ de temps d'antenne. Le coût d'utilisation est de 0.07$ la minute!!! Les coûts d'utilisation d'internet sont très bas, 1,00$ l'heure et les appels vers le Canada 0.07$ la minute. On a également été surpris de voir la quantité de pins (arbre) en Amérique centrale, c'est d'ailleurs l'arbre emblème du Honduras ainsi que le perroquet rouge, jaune et bleu. (Celui qui a mordu Linda Hi Hi Hi)

Les gens ne possèdent pas de sécheuse, ils étendent le linge à l'extérieur et rare sont ceux qui ont une laveuse. Le lavage se fait encore à la main. Ils laissent la vaisselle sécher sur le comptoir, ils n'ont pas de linge à vaisselle. Aussi, ils ne semblent pas avoir de bains, seulement des douches.

Malheureusement, nous n'avons pas eu le temps de nous rendre à Copan et sur la côte des Caraibes. Copan est le principal attrait touristique du Honduras. C'est là que se trouvent les ruines mayas. Il faut deux jours de bus pour s'y rendre et nous avons préféré nous reposer avant de repartir pour l'Amérique du Sud. Ce n'est que partie remise !
Autre déception, nous étions partis avec l'intention de faire de l'Aide humanitaire au Honduras mais nous avons constaté d'une part que nous n'aurions pas le temps avec les cours d'espagnol et d'autre part que les organismes d'aide humanitaire ne sont pas accessibles et structurés. D'ailleurs un Québécois qui réside à Valle de Angeles a abandonné après plusieurs années et disait que les gens s'entraident entre eux et ne voient pas toujours la nécessité d'être aidés par des étrangers. Gloria, une professeure de l'école qui aide les familles vivant dans les montagnes nous a dit qu'ils apportent de l'aide mais que si au bout d'un mois les gens ne se prennent pas en main, ils abandonnent leur aide afin d'éviter qu'ils en dépendent.

Nicaragua

Les transports par autobus semblent un peu mieux organisés, il sont très nombreux, certains très récents et la concurrence est très forte. C'est la course aux clients, les transporteurs viennent vous chercher sur le bord de la route pour vous embarquer et crient à tue-tête leur arrivée et leur destination. Les bus se doublent pour arriver avant l'autre à l'arrêt pour prendre les clients. À celui qui embarquera le plus de passagers. C'est très amusant des courses de bus! Aussi, le coût du voyage est fixe que l'on fasse 100 mètres ou 60 km selon la destination finale du bus. Par exemple, de Granada à Rivas (65 km), nous avons payé 1,50$ chacun. Il faut embarquer bien du monde pour payer le carburant.

Nous avons beaucoup aimé Granada mis à part notre première nuit. C'est une belle ville coloniale et colorée. On y mange bien, la bouffe est diversifiée et le coût de la vie est très bas. Par contre, nous avons été déçus de l'île Ometepee. Il n'est pas possible de monter au sommet du volcan et il faut de six à huit heures pour se rendre à mi-chemin. Il n'y a pas grand chose d'autre sur cette île. Nous aurions probablement été mieux de nous rendre à San Juan del Sur et bénéficier des plages du Pacifique. Malgré tout, nous avons pris de belles photos.

Costa Rica

Très semblable aux deux autres pays, c'est-à-dire que les villages se ressemblent sauf que le coût de la vie est beaucoup plus cher même trop cher. C'est plus touristique que les deux autres pays et on y croise beaucoup plus d'Amaricains (dit à la Elvis Gratton!). Nous avons beaucoup aimé Manuel Antonio, le parc et les plages. Par contre, Puntarenas est à éviter, très désolant. Elle a probablement connu de meilleurs jours mais maintenant elle ressemble à une ville à l'abandon. San Jose, est la seule Capitale que nous avons vraiment visité, le centre-ville est agréable et possède beaucoup d'attraits touristiques. Nous avons évité les autres capitales parce trop dangeureuses et sans attrait.

En général

La durée du jour est très courte, pour nous c'est comme si nous étions tombés en automne deux mois plus tôt. C'est dur sur le moral.

La topographie est très accidentée, les routes sont à flanc de montagnes et on passe notre temps à monter et à descendre. Les glissières de sécurité sont très rares et les précipices sont très profonds et seuls quelques petits arbres servent de garde-fous. Rien de trop rassurant. Les voies doubles pour monter les côtes n'existent à peu près pas, donc on attend derrière les camions ou on dépasse à nos risques. Le code de la route, c'est quoi ça ? Courbe ou pas, ligne double ou pas, on dépasse sans trop savoir s'il y a une voiture qui vient. Le klaxon est très utilisé pour signifier le dépassement. Force de constater que c'est la norme et que la voiture qui vient en sens inverse va ralentir pour laisser passer celle qui s'annonce. Au début c'est plutôt stressant mais on s'y fait. Imaginez ça dans un autobus de 45 passagers à 100 Km heure ! Oubliez l'accotement, il n'y en a pas c'est le précipice. Vive le sport extrême.

Aussi nous avons constaté qu'il y a peu de fumeurs et les gens ne consomment pas beaucoup de boissons alcoolisées mais beaucoup de liqueurs.

États d'âme
Linda : Après 2 semaines au Honduras, je m'ennuyais déjà de la bouffe de chez-nous. Des frijoles, des frijoles et encore des frijoles, non merci, j'en ai assez. Surtout que ça fait effet.....j'ai perdue au moins 5 kilos alors pour un régime je vous le conseille.

Pour ce qui est des cours d'espagnol, j'ai trouvé cela très intensif et étourdissant. Mais cela a valu la peine. J'avoue qu'au Nicaragua je ne me sentais pas en sécurité, j'avais constamment peur, peut-être à cause de tout ce qu'on a entendu sur ce pays, mais finalement tout s'est bien passé et la fille a eu plus peur qu'il ne fallait. Au bout d'un mois, j'ai eu un "down" , le mal du pays??? peut-être mais en tout cas, j'avais le goût de revenir au Québec. Somme toute, je suis contente d'avoir visité l'Amérique centrale et maintenant j'ai hâte de découvrir les autres continents.

Michel : J'ai bien aimé les cours d'espagnol. Comme d'habitude, j'ai fait le fanfaron ce qui a permis de mettre beaucoup de "fun" dans les journées. J'avais cependant hâte d'arriver à la dernière journée. J'aurais bien aimé pouvoir utiliser du temps pour voyager au Honduras mais les devoirs et les études ont demandé beaucoup de temps. Par contre, je suis très content de pouvoir communiquer en espagnol même si certaines journées j'ai l'impression d'avoir tout oublié. J'étais plus téméraire que Linda, surtout le soir et dans les autobus. J'ai dû m'ajuster. Tout comme pour Copan, je pense qu'avoir été seul, j'y serai allé par contre j'en serai revenu complètement brulé. Beaucoup plus sage d'avoir pris une pause pour la suite du voyage. J'ai aussi eu mon "down", le lendemain de Linda lorsque nous sommes arrivés à Puntarenas. J'aurais pris l'avion et aurais été prendre une maudite bonne bouffe avec les amis au Québec. Par chance, cela n'a duré qu'une journée. C'est réconfortant d'être deux dans ces moments-là. En gros, je suis content d'avoir fait l'Amérique centrale et je suis aussi très content d'en être sorti.

Nous : On se porte bien, la vie de couple 24/24 se vit bien. Par chance que nous sommes deux, ça rend le voyage plus facile à vivre. La plupart du temps, nous avons côtoyé des gens ce qui fait que nous n'étions pas seuls 24/24.

Coups de coeur :

  • les professeurs de l'école pour leur disponibilité et leur dévouement.
  • les gens rencontrés pour leur sourire, gentillesse et hospitalité. Ils ont toujours aimé discuter avec nous malgré la langue et nous félicitaient pour notre espagnol.
  • Manuel Antonio pour son parc et ses plages et Granada pour son style colonial.

Déceptions :
  • l'impossibilité de faire de l'aide humanitaire.
  • le manque de temps pour nous rendre aux ruines de Copan.
  • l'île d'ometepee (volcan inaccessible).
  • les infrastructures routières, énormément long de se déplacer d'un lieu à un autre.


Finances :

Nos six semaines nous ont coûté 1 933$, sans compter le coût des cours d'espagnol, soit une moyenne de 23,01$/jour/personne.


Finalement, nous devons dire un gros merci aux personnes que nous avons cotôyés durant notre séjour. Nos professeurs, les nouveaux amis que nous avons connus et toutes les personnes qui nous ont suivi pendant ce périple.

Notre dernière journée au Honduras

Pour notre dernière journée au Honduras, nous avons visité le village de Santa Lucia situé à 15 km de Valle de Angeles. Le village est pittoresque et à flan de montagne. Ce jour là, il a plu toute la journée, on aurait dit que le Honduras était triste de nous voir partir.

mardi 9 octobre 2007

Retour de Quepos(Costa Rica) à Valle de Angeles (Honduras)

Et oui, nous sommes revenus au Honduras pour reprendre l'avion à l'aéroport de Tegucigalpa. Donc, nous avons refait le voyage à sens inverse, en bus et cela sur 3 jours.
Nous avons quitté Quepos en bus local pour nous rendre à Puntarenas plus au nord du Costa Rica, durée du voyage environ 4 heures pour une distance de 160 km. Nous nous sommes trouvés un endroit pour coucher, ce n'était pas compliqué on a vu un seul hôtel passablement potable.

Coucher de soleil à Puntarenas

Le village de Puntarenas est situé dans la baie de Nicoya et fut probablement un beau village touristique il y a plusieurs années. Maintenant, le village est plutôt moche et semble-t-il peu sécuritaire. Nous n'avons pas aimé l'endroit mis à part la vue sur la baie. Le lendemain matin, comme il n'y a rien à faire à Puntarenas, nous avons repris le bus pour monter à Liberia (Costa Rica), encore plus au nord à 200 km, environ 3 heures de bus.

Nous sommes arrivés vers 12h30, nous avons pris un dîner et attendu le bus pour nous rendre à Managua au Nicaragua. Il était 15h30 lorsque nous avons pris le bus et nous sommes arrivés à Managua vers 20h30. Nous avons couché à l'hôtel de la gare d'autobus car le lendemain matin à 5h00 nous partions pour Tegucigalpa. On s'est levé à 4h00, ramassé nos choses et "up" dans le bus.

Ce n'est pas de tout repos mais ça fait partie du voyage. On a réussi tant bien que mal à dormir un peu dans le bus malgré la "houle" que fait l'autobus. Évidemment nous avons passé aux frontières et c'est la fouille des bagages. Heureusement pour nous les "backpackers" les agents de la douane n'aiment pas ouvrir les sacs à dos, c'est trop compliqué ..... peut-être.

jeudi 4 octobre 2007

Dans le parc Manuel Antonio

On se sent en vacances !

Aujourd'hui nous nous sommes rendus au Parc Manuel Antonio à 7 km de Quepos, on a pris le bus pour la modique somme de 0,50$ pour les deux. Nous y avons vu de superbes plages, des iguanes et des lézards, des singes et plusieurs autres espèces d'animaux.
Après notre randonnée dans le parc par une chaleur humide et insupportable, nous avons apprécié une petite baignade dans le Pacifique à la plage de Manuel Antonio. Nous y avons d'ailleurs rencontré un animal fouineur (si vous le reconnaissez, faites nous le savoir) qui voulait manger notre lunch. On a même vu un lézard qui a l'air aussi bougonneux que le beau-frère (Denis) et des singes qui nous ont rappelé nos familles. Hi Hi Hi! On abien apprécié voir ces animaux dans un environnement naturel sans clôture. Ils sont chez eux et nous avons la chance de pouvoir les observer en toute liberté.

Il a failli voler le lunch de Linda Un petit ami Singes dans le parc Manuel Antonio

Par la suite, nous nous sommes rendus au village Manuel Antonio pour y siroter quelques petites bières bien froides pour mieux replonger dans le Pacifique.

La vie est vraiment dure ici ! Demain sera une journée tout aussi difficile si la température le permet. Ah oui, il a fait un soleil radieux aujourd'hui et plus de 30 degrés. Ça écoeure hein !

mardi 2 octobre 2007

Enfin le Pacifique !

Plage de Jaco (vers le sud)

Avant de quitter San Jose pour nous rendre sur la côte du Pacifique, nous en avons profité pour visiter un peu la capitale. En somme le centre-ville de San Jose est agréable à visiter surtout que l'avenue centrale est piétonnière et que plusieurs points d'intérêts s'y retrouvent. Nous nous sommes sentis passablement en sécurité dans les rues du centre ville mais on a vite fait le tour. Nous avons par contre fait un super magasinage au "Mas Y Menos" (genre d'épicerie et dollorama). Linda s'est achetée des super gougounes de plage à 2.60$, elle les aurait payé à moitié prix au Nicaragua! Quel gaspille.

Nous avons quitté San Jose pour nous rendre à Jaco, qui se trouve à mi-chemin de Quepos afin de couper notre temps de voyagement en deux. Nous avons pris un minibus privé (Hyundai Starex) tout confort, nous étions 5 à bord sur une capacité totale de 8 personnes. La distance de San Jose à Jaco est d'environ 170 km et se fait normalement en 2h30. Il nous a fallu 4 heures pour nous y rendre. La sortie de la capitale à durée 1 heure (heure de pointe) et la traversée des montagnes d'est en ouest a durée plus d'une heure, toute une aventure. On se promène d'une montagne à l'autre, on tourne et retourne, d'un précipice à l'autre... en tout cas, on passe au moins une heure dans une montagne russe grandeur nature. On vous a filmé un petit extrait de 2 minutes, imaginez 1 heure au moins. Aussi, dites vous que l'accotement sur le bord de la route est de moins d'un mètre sans garde-fou pour vous empêcher de plonger dans le précipice d'au moins 300 mètres de haut. On s'amuse comme des p'tits fous!

Nous sommes arrivés à notre hôtel vers 18h00 au lieu de 16h00. On a juste eu le temps de voir le Pacifique de la voiture avant que prenne la noirceur. Aujourd'hui, nous avons pris une grande marche sur la plage et visité le village de Jaco. Il fait chaud et humide, on a piqué une plonge dans la piscine ce midi et avons l'intention d'aller nous saucer les orteils dans le Pacifique. La vie est dure ! Demain, nous faisons un petit bout plus au sud et on se rend à Quepos, il paraît que c'est très beau, on vous en reparlera.



lundi 1 octobre 2007

Longue journée de voyage de Ometepe à San Jose !

Nous sommes repartis de Charco verde en taxi à 5h30 du matin le 29 septembre pour aller prendre le traversier à Moyogalpa. La traversé d'une heure nous amène à San Jorge et de là, une petite course en taxi de 15 minutes pour atteindre l'arrêt du bus pour San Jose. Nous avons attendu le bus 30 minutes et sommes partis vers 8h30. Rivas est à 40 km de la frontière du Costa Rica, nous y sommes arrivés vers 10h00. Le temps d'attente à la douane du Nicaragua a été d'environ une heure, on aiguise notre patience ! Enfin on repart et arrêtons 500 mètres plus loin à la douane du Costa Rica, c'est quoi l'affaire ? Au moins c'est rapide et 15 minutes plus tard on est prêt à repartir. Surprise ! Il faut sortir tous les bagages du bus pour une inspection ! Nous sommes repartis vers San Jose une heure plus tard.
La route est aussi difficile que celle du Honduras, Linda a des hauts le coeur, Hi Hi Hi. Le bus avance à une moyenne de 50 km heure, c'est long, on est fatigué et on a mal à la tête. Finalement, nous arrivons à San Jose, il est 16h00. On a parcouru 400 Km au total. La vitesse n'a pas été inventée ici.
On sort de la gare, les chauffeurs de taxi sont comme des mouches à m... On en prend un pour nous rendre au Best Western. Il a l'amabilité de tourner en rond parce que l'hôtel est trop près pour le coût qu'il demande. En plus, il nous dit que l'hôtel est situé dans le pire quartier de San Jose. C'est exactement ce qu'il faut à Linda pour la mettre en confiance. Il est 17h00, on est mort. On essait de se reposer un peu mais nous sommes trop fatigués, nous allons manger quelque chose, ça passe pas. On va prendre un bon bain chaud, un relaxant musculaire et on se couche, il est 19h30. Maudite belle journée!
Le lendemain matin on s'est pris une nouvelle chambre au Holiday Inn. Il faut comprendre que le 29 septembre était pour nous une date spéciale...essayez de deviner!
Aujourd'hui 1er octobre, nous partons pour Jaco sur la côte du Pacifique. Nous vous reviendrons sous peu...